David Camus


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Crucifère

(Robert Laffont, mai 2009 & Pocket 2011)

L’action de Crucifère se déroule juste après celle des Chevaliers du Royaume. Nous sommes au tout début de 1188. Alors que la chrétienté se désespère de voir arriver les secours en Terre sainte, Cassiopée – la fille de Morgennes, dont nous avons fait la connaissance dans Les Chevaliers du Royaume – entreprend une quête digne des plus grands héros de l’Antiquitédescendre aux Enfers afin d’en sauver son père

Voyage pas si surprenant que cela quand on vit à une époque où Paradis et Enfer sont clairement localisés, comme c’était alors le cas. En fait, j’ai toujours été frappé par l’espèce de fatalisme (je n’ose écrire «é») avec lequel beaucoup de nos ancêtres acceptaient lade leurs proches. Même si, évidemment, je me l’explique par d’innombrables et excellentes raisons. La mort, en ce temps-là, faisait plus partie du «» que maintenant. On vivait, pour ainsi dire, «». Et puis, comment faire autrementIl faut bien continuer à vivre. La vie ne peut pas tourner autour des morts. On ne peut pas passer sa vie en deuil. D’ailleurs, je sais combien il est difficile de chercher une autre voie, quand tout le monde autour de soi accepte l’implacable, se soumet à la fatalité. N’est pas Antigone qui veut. Peut-être nos ancêtres acceptaient-ils d’autant plus facilement la mort des leurs qu’ils les croyaient au ParadisPeut-être est-ce encore le cas aujourd’huiEn ce qui concerne Morgennes, hélas, pas de douteCassiopée a été témoin de sa chute aux Enfers.


De mon point de vue (et de celui de Cassiopée), le voyage qu’elle entreprend ne pouvait pas ne pas être entrepris. En digne fille de son père, elle cherche obstinément – sans s’opposer à qui que ce soit, sans révolte tonitruante – un moyen de parvenir à ses fins.son pèreet par-là aussi, peut-être, se sauver elle-même. Montrer que la vie, le monde, se suffisent à eux-mêmes et sont plus généreux, meilleurs que l’Église ou les religions ne le disent (on ne valorise pas l’au-delà sans dénigrer le présent). Seulement voilàon n’essaie pas impunément de se rendre aux Enfers. Il y a forcément un prix à payer... Ce qui ne m’empêche pas de regretter que notre passé ne regorge pas d’armées d’explorateurs partis remuer ciel et terre en quête de leurs chers disparus, inlassablement...

Comme dans mes précédents romans, j’ai mélangé un zeste d’aventure avec une pincée d’Histoire et saupoudré le tout d’humour et de merveilleux. Au fur et à mesure que s’écrit mon
Roman de la Croix, j’ai l’impression d’un territoire de plus en plus vaste où je peux enfin vivre, habiter, respirer. Je vois un jardin de roses s’épanouir au soleil, roses dont les pétales encore humides de rosée seraient les pages de mes livres, écrits et à écrire.


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Mise à jour le 09 juil 2014 - Rédacteur David Camus - Hébergement Amen - Conception jiga.fr | contact@david-camus.com

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